Dans la "secundaria" de ma fille il est obligatoire de faire une sorte de mini "service social" pour pouvoir valider son année scolaire. Je trouvais l'idée plutôt bonne au départ: donner 25 heures de son temps ce n'est pas franchement pesant et ça peut être enrichissant comme expérience. Ca c'était avant que je comprenne exactement de quoi il s'agissait...
Parce qu'il ne vaut pas croire que ces gamins privilégiés vont aller mettre les mains dans le cambouis ou même se frotter d'un peu trop près à la misère. Non non. Pour valider ces 25 heures il y avait trois possibilités:
- participer à une fête de Noël pour enfants défavorisés avec obligation d'apporter un cadeau d'une valeur de 200 pesos. Option refusée, je n'avais pas du tout l'intention de payer ce cadeau et je savais qu'avec ma fille ça finirait obligatoirement comme ça...
- être bénévole du Téléthon au mois de décembre, c'est-à-dire aller rencontrer des enfants handicapés et faire la quête dans la rue. Trop dangereux à mes yeux.
- remplir 5 énormes (je n'en avais jamais vu d'aussi gros) sacs poubelles de déchets recyclables et les apporter au centre de tri qui travaille en partenariat avec une association pour les personnes âgées. Par élimination ne restait à C. que cette possibilité.
J'ai donc fait mon service social: je l'ai emmenée à l'agropecuario acheter les fameux sacs (il n'y a que là qu'on les trouve), je l'ai ensuite emmenée au centre ville au siège de l'association pour qu'elle se fasse inscrire comme bénévole, j'ai supervisé le recyclage des bouteilles et autres canettes, je l'ai emmenée 5 fois au centre de tri pour qu'elle remette son sac de recyclage et fasse valider les heures correspondantes et la semaine prochaine nous allons retourner au centre ville pour que son service social terminé soit validé...Et je n'ai même pas droit à une médaille ;-)
Franchement je trouve que si l'idée est excellente la réalisation est vraiment affligeante. C. n'a pratiquement rien fait. Et je sais très bien que pour ses camarades c'est pareil.
J'ignore encore quelles seront les possibilités l'année prochaine mais je crois qu'en dépit du danger nous prendrons le Téléthon: je l'accompagnerai dans le démarchage, avec la chienne, on ne sait jamais ;-)
Au moins elle devra agiter sa sébile...
Dans un pays comme le Mexique il n'y avait pas d'autres possibilités sans risques pour les élèves et nécessitant un peu plus de LEUR temps? Le recyclage d'accord mais en regroupant par exemple les sacs à l'école pour éviter que, sur le plan écologique, l'impact soit négatif comme il a du l'être avec toute l'essence consommée par les parents. Ou un projet de plus longue haleine avec une association comme Amnistie Internationale ou le WWF (ou n'importe quelle autre le Téléthon ou les enfants défavorisés s'ils préfèrent), mais en groupe et avec des actions qui n'impliquent pas une participation financière ou physique des parents. Bref j'ai été pas mal déçue. Mais comme j'ai appris à fermer ma grande gueule...
vendredi 27 mars 2009
mercredi 25 mars 2009
...most wanted.
30 millions de Pesos (2 millions de Dollars) de récompense à toute personne fournissant des informations qui conduiraient à l'arrestation d'un des barons de la drogue au Mexique. 15 millions pour les principaux lieutenants
C'est le nouvel angle d'attaque du gouvernement mexicain dans sa guerre contre les narco-traficants. [es]
Je pense que ça ne marchera pas. Je me demande bien qui serait assez fou pour dénoncer qui que se soit dans ce pays...Et ça pourrait bien être 1 milliard de dollars que ça serait exactement pareil car le dénonciateur (et sa famille...) n'aura, à mon avis, même pas 24 heures pour en profiter. Ou alors c'est juste les cartels, quand ils seront un peu à court de liquidités qui se dénonceront les uns les autres...aux frais des contribuables.
Je me demande toujours comment on (ce pays) en est arrivé là. Il y a quelques éléments de réponse dans cet article [en] très intéressant (mais un peu long) de "The economist". Et je trouve que tout ça est vraiment désolant.
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vendredi 20 mars 2009
...course au fric.
Dock et moi joggons. Enfin à vrai dire je trottine plus qu'autre chose mais je suis assez satisfaite de moi: il y a un an je n'étais même pas capable de trottiner sur 1 km maintenant j'atteins régulièrement les 6 ou 7 km. Parfois 8 quand j'ai trop mangé (ou que je sais que je vais trop manger).
Et quand il y a des courses organisées dans le coin nous nous inscrivons, Dock sur le 10km et moi (et parfois C.) sur le 5km. Pas pour le résultat mais juste parce que de temps en temps c'est sympa de courir avec des milliers d'autres.
Et ce week-end il y a une de ces couses, organisée par l'UAA. Donc ce matin je suis allée nous inscrire. Déjà il a fallu que je trouve le bon bâtiment, une place pour me stationner (les parkings sont totalement insuffisants, j'ai donc tourné un certain temps...). J'arrive enfin au bon bureau et je dis que je viens pour les inscriptions à la couse de dimanche. On me dit de passer à la caisse payer les droits puis de revenir avec le reçu pour remplir les formulaires. Je m'exécute donc et reviens quelques minutes plus tard. La jeune fille en charge me demande pour quelle distance je veux m'inscrire et je lui réponds. A ce moment je la vois tiquer et elle me demande si nous sommes naturalisés mexicains. Je réponds que non et là elle me dit que pour les étrangers c'est 200 pesos (au lieu des 100 annoncés à la radio, sur les prospectus et les affiches.) Je proteste énergiquement en disant que je suis résidente légale dans ce pays et que je ne vois pas pourquoi je devrais payer deux fois plus cher qu'un Mexicain et qu'en plus ce n'était dit nulle part. Elle fait intervenir son collègue qui m'explique que si sur la "convocatoria" officielle c'est écrit (je ne sais même pas où, à part dans ce bureau, on peut consulter cette "convocatoria"...) et que je dois donc payer 300 pesos en plus. Je refuse et demande à être remboursée immédiatement. 600 pesos ça commence à faire cher pour une malheureuse course et 3 t-shirts affreux et c'est surtout le principe qui me dégoute.
Mais là les choses se compliquent: eux ne peuvent pas me rembourser il va falloir faire une demande officielle auprès de la comptabilité avec signature de je ne sais qui (bien sûr indisponible) et tout ça peut prendre plusieurs jours. Je propose alors de nous inscrire comme mexicains: ça serait beaucoup plus rapide pour tout le monde et comme de toute façon nous n'avons pas l'intention ;-0 de gagner et donc de repartir avec un quelconque prix... Ce n'est pas écrit sur ma tronche quand je cours que je ne suis pas d'ici! Non, ça ne marche pas non plus. Pas de chance je suis tombée sur les 2 seuls incorruptibles d'Aguas... (Faut dire que pour eux dans l'histoire il n'y avait rien à gagner et tout à perdre...Je ne dois pas savoir y faire ;-) )
Je me braque donc et leur dit que je ne partirai pas d'ici sans mes 300 pesos. Et comme je commence à faire du bruit le type se secoue un peu et appelle je ne sais qui à qui il explique en long et en large le problème. Et à sa manière: "elle n'a pas demandé si c'était le même prix pour les étrangers". Ca m'énerve de plus en plus et je lui dit que premièrement j'ai déjà participé à d'autres course ici même et jamais on ne m'a fait payer plus que le prix affiché et que deuxièmement dans tous les musées nationaux, sites archéologiques etc les résidents légaux ont droit aux mêmes avantages que les nationaux (à savoir gratuité les dimanches et jours fériés).
Finalement après 1 demi-heure et plusieurs coups de fil à diverses personnes de divers services un type arrive avec 300 pesos en liquide qu'il me remet en échange de mes reçus..Je lui explique encore une fois que c'est injuste et mal fait puisque non signalé sur les affiches etc. Il me répond qu'effectivement c'est une grave erreur mais je vois bien qu'il n'en à rien à battre...
Je suis donc sortie de là passablement énervée et surtout en regrettant vraiment de ne pas compter un avocat parmi mes amis. Parce que je ne suis pas entièrement certaines que leur truc soit totalement légal: même au Mexique il y a des lois contre la discrimination.
Mais finalement c'est sans regret: c'est vraiment une course organisée à la va-comme-j'te-pousse: pas d'itinéraire avec les points de ravitaillement remis au moment de l'inscription, aucune mention sur les prospectus des sommes remises aux gagnants, très peu de catégories (j'ai vu un pépé de 61 ans qui était furax de devoir courir avec les 50 ans et plus au lieu de prendre le départ dans la catégorie des super-vétérans de plus de 60, c'est sûr il a moins de chances...).
Je me demande si au Kenyan qui gagnera -c'est toujours un Kenyan qui gagne- ils lui donneront seulement la moitié de la somme destinée à l'éventuel gagnant du cru....
Et quand il y a des courses organisées dans le coin nous nous inscrivons, Dock sur le 10km et moi (et parfois C.) sur le 5km. Pas pour le résultat mais juste parce que de temps en temps c'est sympa de courir avec des milliers d'autres.
Et ce week-end il y a une de ces couses, organisée par l'UAA. Donc ce matin je suis allée nous inscrire. Déjà il a fallu que je trouve le bon bâtiment, une place pour me stationner (les parkings sont totalement insuffisants, j'ai donc tourné un certain temps...). J'arrive enfin au bon bureau et je dis que je viens pour les inscriptions à la couse de dimanche. On me dit de passer à la caisse payer les droits puis de revenir avec le reçu pour remplir les formulaires. Je m'exécute donc et reviens quelques minutes plus tard. La jeune fille en charge me demande pour quelle distance je veux m'inscrire et je lui réponds. A ce moment je la vois tiquer et elle me demande si nous sommes naturalisés mexicains. Je réponds que non et là elle me dit que pour les étrangers c'est 200 pesos (au lieu des 100 annoncés à la radio, sur les prospectus et les affiches.) Je proteste énergiquement en disant que je suis résidente légale dans ce pays et que je ne vois pas pourquoi je devrais payer deux fois plus cher qu'un Mexicain et qu'en plus ce n'était dit nulle part. Elle fait intervenir son collègue qui m'explique que si sur la "convocatoria" officielle c'est écrit (je ne sais même pas où, à part dans ce bureau, on peut consulter cette "convocatoria"...) et que je dois donc payer 300 pesos en plus. Je refuse et demande à être remboursée immédiatement. 600 pesos ça commence à faire cher pour une malheureuse course et 3 t-shirts affreux et c'est surtout le principe qui me dégoute.
Mais là les choses se compliquent: eux ne peuvent pas me rembourser il va falloir faire une demande officielle auprès de la comptabilité avec signature de je ne sais qui (bien sûr indisponible) et tout ça peut prendre plusieurs jours. Je propose alors de nous inscrire comme mexicains: ça serait beaucoup plus rapide pour tout le monde et comme de toute façon nous n'avons pas l'intention ;-0 de gagner et donc de repartir avec un quelconque prix... Ce n'est pas écrit sur ma tronche quand je cours que je ne suis pas d'ici! Non, ça ne marche pas non plus. Pas de chance je suis tombée sur les 2 seuls incorruptibles d'Aguas... (Faut dire que pour eux dans l'histoire il n'y avait rien à gagner et tout à perdre...Je ne dois pas savoir y faire ;-) )
Je me braque donc et leur dit que je ne partirai pas d'ici sans mes 300 pesos. Et comme je commence à faire du bruit le type se secoue un peu et appelle je ne sais qui à qui il explique en long et en large le problème. Et à sa manière: "elle n'a pas demandé si c'était le même prix pour les étrangers". Ca m'énerve de plus en plus et je lui dit que premièrement j'ai déjà participé à d'autres course ici même et jamais on ne m'a fait payer plus que le prix affiché et que deuxièmement dans tous les musées nationaux, sites archéologiques etc les résidents légaux ont droit aux mêmes avantages que les nationaux (à savoir gratuité les dimanches et jours fériés).
Finalement après 1 demi-heure et plusieurs coups de fil à diverses personnes de divers services un type arrive avec 300 pesos en liquide qu'il me remet en échange de mes reçus..Je lui explique encore une fois que c'est injuste et mal fait puisque non signalé sur les affiches etc. Il me répond qu'effectivement c'est une grave erreur mais je vois bien qu'il n'en à rien à battre...
Je suis donc sortie de là passablement énervée et surtout en regrettant vraiment de ne pas compter un avocat parmi mes amis. Parce que je ne suis pas entièrement certaines que leur truc soit totalement légal: même au Mexique il y a des lois contre la discrimination.
Mais finalement c'est sans regret: c'est vraiment une course organisée à la va-comme-j'te-pousse: pas d'itinéraire avec les points de ravitaillement remis au moment de l'inscription, aucune mention sur les prospectus des sommes remises aux gagnants, très peu de catégories (j'ai vu un pépé de 61 ans qui était furax de devoir courir avec les 50 ans et plus au lieu de prendre le départ dans la catégorie des super-vétérans de plus de 60, c'est sûr il a moins de chances...).
Je me demande si au Kenyan qui gagnera -c'est toujours un Kenyan qui gagne- ils lui donneront seulement la moitié de la somme destinée à l'éventuel gagnant du cru....
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mardi 17 mars 2009
...morosité.
C'est juste une impression ou bien la blogosphère tourne au ralenti en ce moment? Et je ne parle pas que de mon blog...
Franchement si j'actualisais ma liste de blogs préférés la partie "en panne/pause" doublerait. Et ceux qui sont encore mis à jour le sont de moins en moins régulièrement. :-(
C'est la crise ou la fin tant annoncée des blogs?
Franchement si j'actualisais ma liste de blogs préférés la partie "en panne/pause" doublerait. Et ceux qui sont encore mis à jour le sont de moins en moins régulièrement. :-(
C'est la crise ou la fin tant annoncée des blogs?
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jeudi 12 mars 2009
...milliardaire.
Comme chaque année Forbes a publié récemment sa liste de milliardaires (en dollars). J'ai bien cherché, je n'y figure pas, et je n'y ai trouvé personne de ma famille...
En revanche cette année il y a Joaquim Guzman Loera aka "El Chapo", chef du cartel du Sinoala et "activement" recherché par toutes les polices. Certes au 701ème et dernier rang et avec une fortune estimée à seulement 1 petit milliard de dollars mais tout de même parmi les personnes les plus riches au monde
No comment...
En revanche cette année il y a Joaquim Guzman Loera aka "El Chapo", chef du cartel du Sinoala et "activement" recherché par toutes les polices. Certes au 701ème et dernier rang et avec une fortune estimée à seulement 1 petit milliard de dollars mais tout de même parmi les personnes les plus riches au monde
No comment...
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mercredi 11 mars 2009
...billetito.
Au Mexique on utilise énormément les diminutifs. Et je crois qu'à Aguascalientes c'est encore pire qu'ailleurs. Au début ça surprend mais on s'habitue et maintenant après près de 7 ans ici, je ne vais plus que prendre un "cafecito" et je ne bois que des "copitas"...
Mais l'autre jour, à la sortie de l'école, une mère que je n'apprécie pas particulièrement (doux euphémisme pour dire que je la trouve totalement conne...) a remporté le prix de la phrase la plus diminuée (et le tout prononcé avec l'accent local bien traiiiinannnnnt)
"Si, todavia las mañanitas son un poquito fresquitas, entonces le dije a Pablito: Ponte tu suetercito y tu chamarrita..."
Quand même si je me souviens bien de mes cours de philo de prépa sur le langage elle n'aurait pas une vision du monde un peu étriquée, celle-là? ;-)
Mais l'autre jour, à la sortie de l'école, une mère que je n'apprécie pas particulièrement (doux euphémisme pour dire que je la trouve totalement conne...) a remporté le prix de la phrase la plus diminuée (et le tout prononcé avec l'accent local bien traiiiinannnnnt)
"Si, todavia las mañanitas son un poquito fresquitas, entonces le dije a Pablito: Ponte tu suetercito y tu chamarrita..."
Quand même si je me souviens bien de mes cours de philo de prépa sur le langage elle n'aurait pas une vision du monde un peu étriquée, celle-là? ;-)
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vendredi 6 mars 2009
...2011.
"Le chef de l'Etat [Sarko, of course] annoncera par ailleurs à cette occasion [sa visite au Mexique à partir de dimanche] que 2011 sera l'année du Mexique en France. "
Pffff, 2010 c'était vraiment pas possible, déjà booké? Parce que ça aurait quand même eu un peu plus de gueule.
2010, mais personne n'a du lui dire à ce pauvre Sarko, c'est le Bicentenaire de l'Indépendance et le Centenaire de la Révolution Mexicaine. Alors que 2011...
Toujours un train de retard quoi.
Pffff, 2010 c'était vraiment pas possible, déjà booké? Parce que ça aurait quand même eu un peu plus de gueule.
2010, mais personne n'a du lui dire à ce pauvre Sarko, c'est le Bicentenaire de l'Indépendance et le Centenaire de la Révolution Mexicaine. Alors que 2011...
Toujours un train de retard quoi.
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mardi 3 mars 2009
...mariposas monarcas.
Pour faire plaisir à Beau-Papa ;-)
Nous ne pouvions pas rester sur la déception de l'année dernière: nous sommes donc retournés, il y a déjà quelques semaines dans le Michoacan pour essayer de voir enfin voler ces papillons.
Encore une fois il était un peu trop tôt dans la saison (il n'y a pas de ponts au bon moment...) mais cette fois-ci le soleil était au rendez-vous et donc les papillons volaient. Pas tous loin de de là mais suffisamment pour que ça vaille le coup...
Pour changer un peu, cette année pas de photos mais une vidéo.
Nous ne pouvions pas rester sur la déception de l'année dernière: nous sommes donc retournés, il y a déjà quelques semaines dans le Michoacan pour essayer de voir enfin voler ces papillons.
Encore une fois il était un peu trop tôt dans la saison (il n'y a pas de ponts au bon moment...) mais cette fois-ci le soleil était au rendez-vous et donc les papillons volaient. Pas tous loin de de là mais suffisamment pour que ça vaille le coup...
Pour changer un peu, cette année pas de photos mais une vidéo.
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jeudi 26 février 2009
...conférences.
Dans l'école de mes enfants, comme dans toutes les écoles privées au Mexique ils adorent les conférences à teneur psychologo-éducative pour les parents. Conférences sur la sexualité, sur comment être heureux en ménage, sur les limites etc etc.
Il y a belle lurette que je n'y vais plus. Non pas que je me sente si sûre de moi en ce qui concerne l'éducation, loin de là, mais je me suis rendue compte, à l'usage, que ces conférences étaient, en ce qui me concerne, une perte de temps. Le postulat de départ est très souvent à des années-lumières de ce que je crois, pense, applique. C'est comme ça, c'est culturel. Je n'éduque pas mes enfants à la mexicaine. Sur une heure de conférence il n'y a en général pas plus de 10 minutes qui m'intéressent et pas même 5 qui peuvent m'être utiles.
Ces conférences sont la plupart du temps facultatives mais de temps en temps il y en a une qui sans être obligatoire est, disons, fortement recommandée. Comme je suis très disciplinée (pour une Française tout au moins ;-) ) j'y assiste. En sachant très bien qu'au mieux j'en ressortirai énervée et qu'au pire je bouserai une fois de plus...
Les dernières en date étaient sur la drogue et comment éviter à nos enfants de tomber dans ce piège. J'y suis allée en trainant un peu les pieds mais, foncièrement optimiste, en me disant que j'y apprendrais certainement quelque chose et que sur un tel sujet les différences culturelles ne devraient pas jouer tellement. Pour moi la drogue c'est non et mes enfants doivent apprendre eux aussi à dire non, quelles que soient les circonstances.
Et bien j'avais encore faux. Déjà on a eu droit au Petit Dictateur, une mère qui s'énervait devant l'assemblée clairsemée (à peine un tiers des parents d'élèves) et qui voulait rendre ces conférences obligatoires, avec sanction en terme de notes pour les enfants des parents absents...
Bien sûr ici aussi, comme ailleurs (plus qu'ailleurs?) la drogue c'est non. Mais pas une fois je n'ai entendu dire pendant les 5 heures de ces deux conférences qu'il fallait apprendre aux enfants à dire non. Il faut selon les psys invités leur apprendre à être matures (parfait), à se former leurs propres opinions (je n'aurais pas dit mieux). Ensuite on a eu le laius sur l'importance de la famille unie. Oui nous sommes au Mexique et "Famille, Patrie" pourrait être leur devise. Ca je l'ai compris depuis longtemps, je m'y attendais, pas de problème. Pas non plus de problème avec tout ce qui touche au dialogue et à la discussion.
Puis on nous a expliqué qu'il fallait que les parents (non pardon, les mères) soient très impliqués: ne pas laisser ses enfants aller à n'importe quelle fête sans s'assurer auparavant que des adultes y seront présents, que ça sera une fête sans tabac, alcool et drogue. Toujours vérifier auprès des autres mères, organiser les fêtes chez soi plutôt qu'on ne sait pas trop où avec on ne sait pas trop qui.
Je suis d'accord sur le principe mais à mon humble avis ça ne suffit pas. Parce que mes enfants ne seront pas toujours avec moi, parce que je suis certaine qu'il y aura une fois où malgré toutes les précautions prises circuleront quand même des substances interdites et que la meilleure protection ce sont eux qui peuvent la bâtir en sachant dire non, même si on se moque d'eux, même si d'un coup ils perdent toute cette coolitude si durement acquise, même s'ils sont mis au ban du groupe etc, etc.
Ce qui m'a achevée c'est la règle du OUI: pour que les enfants comprennent bien le NON des parents aux drogues il faut le reste du temps appliquer la règle du OUI: oui ma chérie je t'emmène à cette fête, oui tu peux rester jusqu'à minuit, oui je vais t'acheter les nouvelles chaussures en tatou stressé, les mêmes qu'Agrippine (les lecteurs du NouvelObs comprendront)...Ainsi le non ne perd pas de sa valeur, il ne sert pas à tout et n'importe quoi...
Moi je dis NON à la règle du OUI. Faut pas pousser le règne de l'enfant-roi.
Evidemment ma fille, quand je lui ai fait un résumé des conférence, a vraiment trouvé trop injuste de ne pas recevoir une éducation à la mexicaine ;-)
Mais elle a d'elle-même soulevé un problème qui n'avait pas été traité: l'importance du groupe et surtout du leader. Comme dit C.: "c'est terrible, quand la leader dit qu'il faut qu'elle aille faire pipi, elles vont toutes aux toilettes. Et si elle n'a pas envie, personne n'y va. Donc t'imagines le jour où la leader dira que c'est une bonne idée de se mettre minable..."
Lors de la deuxième conférence j'ai voulu aborder ce sujet en expliquant que de mon point de vue d'étrangère (je prends des pincettes maintenant...) le respect sacré à la hiérarchie qui est vraiment fondamental au Mexique pouvait être la source de problèmes dans un groupe. Je me suis heurtée à un mur d'incompréhension. Et quand, parce que j'y tiens, j'ai insisté sur le fait qu'il fallait apprendre aux enfants à dire NON d'eux-même je n'ai pas eu beaucoup plus de succès.
Donc, comme toujours, je suis sortie de là perturbée. Ca leur fait peur d'apprendre à dire non ou quoi? Ils (elles) y voient une remise en cause de leur autorité, de la société? Je continue de m'interroger...
Quoi qu'il en soit c'est fini je boycotte. NON aux conférences psycho-éducatives au Mexique. J'dis ça... mais bon je me connais.
Il y a belle lurette que je n'y vais plus. Non pas que je me sente si sûre de moi en ce qui concerne l'éducation, loin de là, mais je me suis rendue compte, à l'usage, que ces conférences étaient, en ce qui me concerne, une perte de temps. Le postulat de départ est très souvent à des années-lumières de ce que je crois, pense, applique. C'est comme ça, c'est culturel. Je n'éduque pas mes enfants à la mexicaine. Sur une heure de conférence il n'y a en général pas plus de 10 minutes qui m'intéressent et pas même 5 qui peuvent m'être utiles.
Ces conférences sont la plupart du temps facultatives mais de temps en temps il y en a une qui sans être obligatoire est, disons, fortement recommandée. Comme je suis très disciplinée (pour une Française tout au moins ;-) ) j'y assiste. En sachant très bien qu'au mieux j'en ressortirai énervée et qu'au pire je bouserai une fois de plus...
Les dernières en date étaient sur la drogue et comment éviter à nos enfants de tomber dans ce piège. J'y suis allée en trainant un peu les pieds mais, foncièrement optimiste, en me disant que j'y apprendrais certainement quelque chose et que sur un tel sujet les différences culturelles ne devraient pas jouer tellement. Pour moi la drogue c'est non et mes enfants doivent apprendre eux aussi à dire non, quelles que soient les circonstances.
Et bien j'avais encore faux. Déjà on a eu droit au Petit Dictateur, une mère qui s'énervait devant l'assemblée clairsemée (à peine un tiers des parents d'élèves) et qui voulait rendre ces conférences obligatoires, avec sanction en terme de notes pour les enfants des parents absents...
Bien sûr ici aussi, comme ailleurs (plus qu'ailleurs?) la drogue c'est non. Mais pas une fois je n'ai entendu dire pendant les 5 heures de ces deux conférences qu'il fallait apprendre aux enfants à dire non. Il faut selon les psys invités leur apprendre à être matures (parfait), à se former leurs propres opinions (je n'aurais pas dit mieux). Ensuite on a eu le laius sur l'importance de la famille unie. Oui nous sommes au Mexique et "Famille, Patrie" pourrait être leur devise. Ca je l'ai compris depuis longtemps, je m'y attendais, pas de problème. Pas non plus de problème avec tout ce qui touche au dialogue et à la discussion.
Puis on nous a expliqué qu'il fallait que les parents (non pardon, les mères) soient très impliqués: ne pas laisser ses enfants aller à n'importe quelle fête sans s'assurer auparavant que des adultes y seront présents, que ça sera une fête sans tabac, alcool et drogue. Toujours vérifier auprès des autres mères, organiser les fêtes chez soi plutôt qu'on ne sait pas trop où avec on ne sait pas trop qui.
Je suis d'accord sur le principe mais à mon humble avis ça ne suffit pas. Parce que mes enfants ne seront pas toujours avec moi, parce que je suis certaine qu'il y aura une fois où malgré toutes les précautions prises circuleront quand même des substances interdites et que la meilleure protection ce sont eux qui peuvent la bâtir en sachant dire non, même si on se moque d'eux, même si d'un coup ils perdent toute cette coolitude si durement acquise, même s'ils sont mis au ban du groupe etc, etc.
Ce qui m'a achevée c'est la règle du OUI: pour que les enfants comprennent bien le NON des parents aux drogues il faut le reste du temps appliquer la règle du OUI: oui ma chérie je t'emmène à cette fête, oui tu peux rester jusqu'à minuit, oui je vais t'acheter les nouvelles chaussures en tatou stressé, les mêmes qu'Agrippine (les lecteurs du NouvelObs comprendront)...Ainsi le non ne perd pas de sa valeur, il ne sert pas à tout et n'importe quoi...
Moi je dis NON à la règle du OUI. Faut pas pousser le règne de l'enfant-roi.
Evidemment ma fille, quand je lui ai fait un résumé des conférence, a vraiment trouvé trop injuste de ne pas recevoir une éducation à la mexicaine ;-)
Mais elle a d'elle-même soulevé un problème qui n'avait pas été traité: l'importance du groupe et surtout du leader. Comme dit C.: "c'est terrible, quand la leader dit qu'il faut qu'elle aille faire pipi, elles vont toutes aux toilettes. Et si elle n'a pas envie, personne n'y va. Donc t'imagines le jour où la leader dira que c'est une bonne idée de se mettre minable..."
Lors de la deuxième conférence j'ai voulu aborder ce sujet en expliquant que de mon point de vue d'étrangère (je prends des pincettes maintenant...) le respect sacré à la hiérarchie qui est vraiment fondamental au Mexique pouvait être la source de problèmes dans un groupe. Je me suis heurtée à un mur d'incompréhension. Et quand, parce que j'y tiens, j'ai insisté sur le fait qu'il fallait apprendre aux enfants à dire NON d'eux-même je n'ai pas eu beaucoup plus de succès.
Donc, comme toujours, je suis sortie de là perturbée. Ca leur fait peur d'apprendre à dire non ou quoi? Ils (elles) y voient une remise en cause de leur autorité, de la société? Je continue de m'interroger...
Quoi qu'il en soit c'est fini je boycotte. NON aux conférences psycho-éducatives au Mexique. J'dis ça... mais bon je me connais.
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lundi 23 février 2009
...4!
Et de 4...ans pour mon blog. Il est temps de lever un peu l'anonymat, non?

(Evidemment D.von D. est un peu vexée, elle ne ressemble pas du tout à ce teckel...)
;-)

(Evidemment D.von D. est un peu vexée, elle ne ressemble pas du tout à ce teckel...)
;-)
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samedi 21 février 2009
...page de pubs.
J'ai toujours bien aimé les spots publicitaires. J'étais fan de Culture-Pub, je suis allée au moins une fois à une"nuit de la pub". Seulement j'ai épousé un publiphobe qui zappe à la moindre interruption de son programme favori (et qui comme tout mâle qui se respecte veut le contrôle total de la zapeuse...) et j'ai donc du mal à être vraiment au courant de ce qui se fait en la matière au Mexique.
Mais l'autre jour en cherchant je ne sais plus quoi sur internet je suis tombée par hasard sur une pub mexicaine (sous-titrée en anglais) que j'ai trouvée euh intéressante on va dire...Apparemment c'est un modèle du genre: mon fils m'a dit qu'il l'avait visionnée pendant sa classe d'Arts Plastiques (niveau cm1, je trouve ça un peu limite mais bon les Mexicains ont un rapport à la mort très différent du nôtre).
Du coup j'ai cherché d'autres publicités mexicaines qui valaient le coup d'oeil.
Toujours avec la mort comme thème il y a celle-là (ST en anglais aussi) : je la trouve plutôt réussie.
Evidemment, comme nous sommes dans le pays du monde qui a la plus forte consommation par personne de Coca-Cola un spot pour ce produit ne pouvait pas manquer à ma sélection.
C'est comme les blagues, plus c'est vulgaire, plus ça plait... ;-) Non sérieusement fallait oser quand même!
Quant aux pubs pour la bière, elles sont toujours assez créatives. Encore une qui ne fait pas exception à la règle...
Ici c'est la version avec sous-titres et sans sous-vêtements . Celle qui n'a pas du passer beaucoup par ici...
Les pubs de bouffes, produits d'hygiène et ménagers sont ici rarement intéressantes et très souvent communes à plusieurs pays d'Amérique Latine. Un petit exemple de ce genre de nullités:
Pour finir un spot que j'aime bien: la musique est sympa et il est mignon tout plein:
Mais l'autre jour en cherchant je ne sais plus quoi sur internet je suis tombée par hasard sur une pub mexicaine (sous-titrée en anglais) que j'ai trouvée euh intéressante on va dire...Apparemment c'est un modèle du genre: mon fils m'a dit qu'il l'avait visionnée pendant sa classe d'Arts Plastiques (niveau cm1, je trouve ça un peu limite mais bon les Mexicains ont un rapport à la mort très différent du nôtre).
Du coup j'ai cherché d'autres publicités mexicaines qui valaient le coup d'oeil.
Toujours avec la mort comme thème il y a celle-là (ST en anglais aussi) : je la trouve plutôt réussie.
Evidemment, comme nous sommes dans le pays du monde qui a la plus forte consommation par personne de Coca-Cola un spot pour ce produit ne pouvait pas manquer à ma sélection.
C'est comme les blagues, plus c'est vulgaire, plus ça plait... ;-) Non sérieusement fallait oser quand même!
Quant aux pubs pour la bière, elles sont toujours assez créatives. Encore une qui ne fait pas exception à la règle...
Ici c'est la version avec sous-titres et sans sous-vêtements . Celle qui n'a pas du passer beaucoup par ici...
Les pubs de bouffes, produits d'hygiène et ménagers sont ici rarement intéressantes et très souvent communes à plusieurs pays d'Amérique Latine. Un petit exemple de ce genre de nullités:
Pour finir un spot que j'aime bien: la musique est sympa et il est mignon tout plein:
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jeudi 19 février 2009
...charabia.
C'est bien connu le français sur les produits capillaires ça fait chic, classe. Haute-coiffure. Encore faudrait-il que ça soit du français.
Remarquez, là c'est tellement incompréhensible que ça en devient poétique...
Remarquez, là c'est tellement incompréhensible que ça en devient poétique...
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samedi 14 février 2009
...cucu-la praline.
Aujourd'hui, au cas fort improbable où vous ne l'auriez pas remarqué, c'est La St-Valentin.
Juste une petite photo d'une affiche qui a orné pendant plusieurs (!) mois un des murs de la ville et qui illustre bien ce coté amour-toujours un peu cucu-la-praline....
Et pour ceux que ça intéresserait ma fille s'est bien envoyé une rose et une carte...Mais heureusement elle a reçu d'autres petits présents de la part de ses amies.
Quant à mon fils il était très stressé à l'idée d'offrir à sa "novia" un cadeau (un mug avec des coeurs rempli de chocolats et biscuits "maison" à la fabrication desquels il avait participé)...Mais le cadeau a été accepté avec un grand sourire et un calin. Ouf ;-)
Juste une petite photo d'une affiche qui a orné pendant plusieurs (!) mois un des murs de la ville et qui illustre bien ce coté amour-toujours un peu cucu-la-praline....
Et pour ceux que ça intéresserait ma fille s'est bien envoyé une rose et une carte...Mais heureusement elle a reçu d'autres petits présents de la part de ses amies.
Quant à mon fils il était très stressé à l'idée d'offrir à sa "novia" un cadeau (un mug avec des coeurs rempli de chocolats et biscuits "maison" à la fabrication desquels il avait participé)...Mais le cadeau a été accepté avec un grand sourire et un calin. Ouf ;-)
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