La semaine dernière une de mes amies dont le mari travaille dans l'une des 2 usines d'embouteillage Coca-Cola d'Aguascalientes m'a demandé si je serais intéressée par une visite.
Bien évidemment j'ai accepté. Et aux aurores (enfin presque) j'ai retrouvé une dizaine de mamans accompagnés de leurs enfants.
La visite, menée par une jeune employée du département des Ressources Humaines, a commencé par un rapide rappel, à l'aide d'une vidéo, de l'histoire de cette boisson et de la compagnie.
Puis le directeur de l'usine (lui aussi vêtu de la chemise rouge réglementaire) est venu répondre à nos premières questions. Et a confirmé quelques mythes et légendes.
Ainsi il serait bien vrai qu'il n'y a que deux personnes au monde qui connaissent la combinaison du coffre dans lequel est gardé la fameuse formule secrète: l'une résiderait aux Etats-Unis, l'autre en Amérique Latine. Elles ne peuvent jamais voyager ensemble mais même plus: lorsque l'une des deux doit pour des raisons professionnelles ou privées se rendre dans le pays de l'autre, celle-ci est priée de quitter le pays!
Le concentré marron auquel le Coca doit sa couleur n'arrive pas aux usines d'embouteillage sous forme de concentré marron: il arrive sous formes de concentré rouge et de concentré vert, chacun fabriqué dans une usine différente, toujours pour limiter les risques de vol du secret de fabrication.
Le directeur a aussi confirmé que le Coca-Cola mexicain contenait bien du vrai sucre de cannes et pas du sirop de glucose ou fructose ou de je ne sais quoi comme le Coca américain. D'où, selon lui, son goût meilleur. D'ailleurs Coca-Cola Mexico est le premier consommateur de sucre du pays...
Au Mexique, comme partout ailleurs dans le monde l'eau utilisée est locale et donc chaque usine possède son centre de traitement de l'eau. Et cela aussi contribuerait à la non-uniformisation du goût du Coca-Cola.
Puis nous sommes passés à la visite de l'usine. Non sans avoir au préalable oté tous nos bijoux (bagues, colliers, boucles d'oreilles...) et montres et nous être coiffés d'un filet et d'un casque avec protège-oreilles. Vous rajoutez à ça le masque et vous voyez un peu le tableau...
(elle est belle ma fille, hein ;-) )
Alors là, j'avoue que j'ai été déçue: déjà il n'y avait qu'une ligne de production (sur les 3 que comporte cette usine) en marche. Ensuite comme c'est relativement bruyant la guide avait décidé de ne pas s'égosiller et donc nous avons parcouru l'usine en file indienne sans avoir une seule explication. Vous me direz que le processus n'est pas des plus complexes: les bouteilles (plastique ou verre de 500 ml) sont placées sur une chaine, rincées puis arrivent à une machine qui les remplit de la boisson désirée (Coca, Coca light, diverses sortes de Fanta, Fresca, Sprite, Manzana Lift et Ciel, l'eau minérale), ajoute le gaz dans chaque bouteille, les ferme (bouchon plastique ou capsule) et les rince. Ces machines produisent environ 600 bouteilles à la minute pour le plastique et jusqu'à 1000 pour le verre. Nous n'avons pas eu le droit de voir l'endroit ou se faisait le mélange eau-concentrés secrets, juste d'énormes réservoirs de 16000 litres ou plus étiquetés Coca-Cola. Nous avons aperçu en passant le laboratoire où se traite l'eau ainsi que celui du contrôle qualité. C'est tout...
En revanche on nous a ensuite longuement fait visiter une installation dont visiblement ils sont très fiers: leur station d'épuration interne. Apparement les usines Coca-Cola au Mexique doivent recycler un maximun les énormes quantités d'eau qu'ils utilisent (pour le lavage des bouteilles et des machines entre autres) et possèdent toutes des stations d'épuration: l'eau traitée n'est pas potable mais est utilisée pour l'arrosage, le lavage des véhicules etc.
Retour à la salle de réunion: on nous a offert un Coca bien mérité (en bouteille de verre, le meilleur) et bien frais et après quelques autres questions/réponses (nous avons ainsi appris que Coca-Cola Mexico était le 3ème plus gros employeur du pays ce qui finalement n'est pas tellement étonnant vu que c'est au Mexique que la consommation par habitant de cette boisson est la plus élevée du monde) les enfants ont été gâtés en produits promotionnels: règles, cahier, boites à lunch, gommes, crayons etc. De la pub à peu de frais mais qui plait toujours.
Pour finir si je vous demande quel est l'employé le plus extraordinaire dans cette usine je crois que vous ne trouverez jamais! Il s'agit d'un fauconnier! En effet pour éviter toute invasion de pigeons et autres volatiles non désirés qui ont une fâcheuse tendance à laisser des crottes partout ils utilisent... un aigle. Une idée plutôt (éco-) sympa!